BLOG de l'assocation "Treillières au Fil du Temps"

Ce blog relate au fil de son actualité, les activités de notre association créée en 2007 à TREILLIERES, commune en pays Haut-Breton située en Loire-Atlantique - FRANCE ainsi que des pages de l'Histoire des habitants et du territoire. Bonne visite !

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12 novembre 2010

Journal Ouest-France du 11/11/2010

 

Edition : Nantes-Nord - Rubrique : Treillières

96 ans après, une famille honore ses Poilus morts au combat

96 ans après leur disparition tragique, la famille Duflanc a pu honorer ses deux Poilus morts au combat en 1914.

 

 

 

Les faits historiques

Le vendredi 28 août 1914, des soldats du 265e Régiment d'Infanterie de Nantes sont en position dans la Somme. Suite à un renseignement mal transmis, l'artillerie française ouvre le feu en lisière de la plaine de Guinchy qu'une partie du 6e bataillon du 265e R.I. occupe encore. 115 poilus seront tués et enterrés à la va-vite par les habitants dans une fosse à betteraves, au coeur du village de Guillemont tout proche. Deux Treilliérains en font partie : Pierre-Marie Duflanc, agriculteur au bourg, et Pierre-Marie-Donatien Duflanc, tonnelier à la Poste-de-Gesvres. Les deux cousins sont inhumés dans cette même fosse avec leurs camarades de combat.

De l'oubli à la réhabilitation

En 1921, la famille Legal de Nantes achète le terrain, afin que les corps ne soient jamais exhumés. Une association est créée et on y élève un monument en granit avec des plaques de marbre où les noms sont inscrits. Pendant plusieurs années, le monument sera entretenu, mais avec les générations, l'oubli s'installe. Ces dernières années, à l'initiative d'un groupe de recherche de Vendée, les propriétaires du terrain sont retrouvés. Ils acceptent alors de céder le site au Souvenir Français en 2008, afin qu'il soit procédé à la remise en état de l'environnement et du monument avec un entretien à vie.

Un voyage mémoriel

À la fin de l'été dernier, un voyage dans la Somme est organisé pour les familles. Quatre-vingt-seize ans, jour pour jour, après les événements, une cérémonie empreinte de dignité et d'émotion a lieu en présence notamment des descendants des deux Poilus treilliérains et de la petite-fille de l'ancien propriétaire du terrain. « Dorénavant, mon grand-oncle a enfin son nom inscrit sur la stèle. Il portait le même prénom que son cousin. On a pensé à l'époque à un « doublon ». L'erreur est réparée : le caporal Pierre-Marie Duflanc et le soldat Pierre-Marie-Donatien Duflanc ont enfin leur nom distinctif, gravé à vie sur leur tombe », précise la nièce du second. « Nous sommes très satisfaits d'avoir pu rendre hommage à notre grand-père Pierre-Marie Duflanc... Hélas, ses deux enfants ne sont plus là pour cette commémoration. Mort à 28 ans, Pierre-Marie venait d'être père pour la seconde fois. Après une petite fille venait de naître un garçon, mon père, quatre jours seulement avant cette disparition », ajoute un autre descendant.

Retrouvée il y a quelques années avec d'autres, la plaque de l'un des deux Poilus Duflanc figure dorénavant au tableau d'honneur reconstitué par l'association Treillières au fil du temps, l'an passé.

10 septembre 2010

FAMILLES SUR LES CHEMINS DE LEURS SOLDATS DE LA GRANDE GUERRE

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96 ans après, la famille DUFLANC honore ses deux morts au combat
Le samedi 28 août 2010, quelques-uns des descendants de 115 soldats du 265e R.I. de Nantes, morts au combat se sont retrouvés à Guillemont dans la Somme pour une commémoration de la disparition de leur grand-père ou leur grand-oncle. Le GRM de Vendée, associé au Souvenir Français a permis la restauration de la stèle érigée sur place.
Le vendredi 28 août 1914, des soldats du 265e Régiment d’Infanterie de Nantes sont en position dans la plaine de Ginchy (Somme). Suite à un renseignement mal transmis, l’artillerie française ouvre le feu en lisière de Ginchy qu’une partie du 6e bataillon du 265e R.I. occupe encore. 115 poilus de ce régiment seront tués et enterrés à la va-vite par les habitants dans une fosse à betteraves dans le village de Guillemont tout proche.
clip_image004En 1921, la famille LEGAL de Nantes achète le terrain afin que les corps ne soient jamais exhumés. Une association de famille est créée et on y élève un monument en granit avec des plaques de marbre où des noms sont inscrits. Pierre-Marie DUFLANC, agriculteur au bourg et Pierre-Marie-Donatien DUFLANC, tonnelier à la Poste de Gesvres sont des cousins habitant tous deux Treillières. Ils sont inhumés dans la même fosse avec leurs camarades de combat.
Pendant plusieurs années, le monument sera entretenu par les familles mais avec les générations, l’oubli s’installe. Le GRM de Vendée retrouve les propriétaires lors de leurs recherches et ceux-ci cèdent le terrain au Souvenir Français en 2008 afin qu’il soit procédé à la remise en état de l’environnement et du monument avec un entretien à vie.
A l’initiative du GRM, un voyage est organisé pour les familles dans la Somme. Quatre-vingt-seize ans, jour pour jour après les évènements, une cérémonie empreinte de dignité et d’émotion a eu lieu en présence des descendants de Pierre-Marie DUFLANC et de la nièce de Pierre-Marie-Donatien DUFLANC ainsi que de la petite-fille Mr LEGAL, ancien propriétaire du terrain.
clip_image006On notait parmi cette délégation, la présence du Général Roger COURCOUX, Délégué Général du Souvenir Français de la Loire-Atlantique, du Président du Comité Cantonal Souvenir Français de la Chapelle/Erdre, Jean LE DERF avec le drapeau du comité, de Gérard FRAPPIER, adjoint au Maire de Nantes, de Monsieur KERZERHO, Directeur du protocole de la ville de Nantes, de Xavier TROCHU, rédacteur en chef des archives municipales de Nantes ainsi que de nombreuses personnalités de la Somme, du Pas-de-Calais et de la Vendée.
clip_image008«Dorénavant, mon grand-oncle a enfin son nom inscrit sur la plaque de la stèle. Comme il portait le même prénom que son cousin, on a pensé à l’époque à un « doublon ». L’erreur est enfin réparée et le Caporal Pierre-Marie DUFLANC et le soldat Pierre-Marie-Donatien DUFLANC ont enfin leur nom distinctif de gravé à vie sur leur tombe».
« Nous sommes très satisfaits d’avoir pu rendre hommage à notre grand-père Pierre-Marie DUFLANC mort au combat à Ginchy le 28 août 1914. Il était très important pour nous de lui rendre un témoignage d’affection et de reconnaissance pour cette vie écourtée au nom de la Patrie ! Hélas, notre grand-mère et ses deux enfants ne sont plus là pour cette commémoration.
clip_image010Mort à 28 ans le 28 août 1914, Pierre Marie venait d’être Père pour la seconde fois ; après une petite fille venait de naître un garçon, mon père, quatre jours seulement avant cette disparition.
clip_image012Nous avons une pensée émue pour ses camarades morts le même jour, dont son cousin Pierre Marie Donatien DUFLANC. Quelle douleur pour les familles et ces enfants désormais orphelins !
Merci pour cette cérémonie à laquelle ont participé nos cousins de Treillières. Nous sommes très reconnaissants au Souvenir Français et au GRM de Vendée pour tout le travail de recherche accompli et l’organisation de cette manifestation avec le concours des élus. Il est important que nous conservions ce devoir de mémoire et le transmettions aux générations futures ! ».

3 mars 2009

article Ouest-France : Poilus de 14-18 : L'Enigme s'éclaircit

Journal Ouest-France du 26/02/2009
Edition : Nantes Nord - Rubrique : Treillières



Poilus de 14-18 : l'énigme des plaques émaillées s'éclaircit
Elles sommeillaient, oubliées dans un recoin de la mairie. En 1996, faisant des recherches sur l'histoire de l'école, un groupe d'historiens amateurs les a remises au jour. La boite contenait 46 plaques émaillées, format carte postale, dédiées à autant de soldats Treilliérains morts au cours ou des suites de la Grande guerre. Elles portent nom, prénom, photographie et éventuelles décorations de ces Poilus de 14-18.
L'émouvante découverte comporte néanmoins une part de mystère. À quoi ces plaques étaient-elles destinées ? Pendant près de 12 ans, on se perd en conjectures. Achetées pour être remises aux familles des soldats ? Apposées sur un monument aux morts provisoire ? Les archives restent muettes jusqu'au mois de novembre dernier. L'association Treillières au fil du temps vient de clore la remarquable exposition : « 1914-1918 : Treillières, un village dans la guerre », qui s'est tenue du 8 au 12 novembre 2008. Un article paru en nos colonnes attire l'attention de lecteurs membres de l'association Mémoires de Saffré.
« Nous sommes en possession du document original de la commande passée au fabricant par le maire de Treillières à l'époque », explique Corinne Potiron aux organisateurs Treilliérains. « Nous possédons aussi la lettre du fabriquant, concernant la livraison des plaques de Treillières. » Les deux associations se mettent immédiatement en contact. L'énigme est résolue.
Dans un courrier en date du 3 juin 1924, Jean Lumineau, maire de Treillières, « autorise les veuves et ascendants, désirant perpétuer la mémoire de leurs glorieux morts tombés au champ d'honneur, à déposer dans le cimetière de la commune le Tableau d'honneur des morts de la Grande guerre, destiné à recevoir des émaux, reproduisant la photographie et la biographie de ces derniers. » Un second courrier du maire, daté du 17 octobre 1924, atteste de la livraison par M. de la Fuente, domicilié quai de Versailles à Nantes, de « deux tableaux d'honneur contenant 60 émaux. »
On suppose que lesdits tableaux furent déposés dans le cimetière à l'occasion des cérémonies du 11 novembre 1924. Abîmés par le temps - certaines plaques émaillées ont visiblement souffert - sans doute furent-ils ensuite remisés en mairie... Quoi qu'il en soit, avec les 46 plaques redécouvertes en 1996, l'association Treillières au fil du temps projette maintenant de reconstituer un nouveau Tableau d'honneur

22 décembre 2008

Article de la revue "Treillières, le magazine des informations municipales de Treillères" n° 22

EXTRAIT DU MAGAZINE DE TREILLIERES n° 22

Page d'histoire locale

TREILLIERES UN VILLAGE DANS LA GUERRE 14-18

La commémoration du son anniversaire de l'armistice de la Grande Guerre fut l'occasion pour Treillières de se pencher sur son histoire grâce aux précieuses recherches menées par un groupe de passionnés. Cette volonté de transmettre une page d'histoire locale aux générations nouvelles s'est traduite par une exposition qui a accueilli quelque 1 500 personnes.

Pour comprendre nos lieux de vie aujourd'hui, il s'avère souvent nécessaire de remonter le temps, de se pencher sur notre héritage. La jeune association Treillières au fil du temps a relevé le défi de réaliser, en quelques mois, une exposition remarquable, retraçant l’histoire de Treillières pendant la guerre 14-18. Le pari est réussi, la salle Simone de Beauvoir ne désemplit pas pendant quatre jours. 500 élèves se sont penchés sur leur histoire et au final quelques 1 500 personnes ont découvert ou redécouvert leur passé.

«Lorsque la guerre est déclarée, explique Jean Bourgeon, Treillières est une commune qui vit les prémices de l’exode rural et commence à s’ouvrir sur l'extérieur. La guerre a brisé cet élan… »

Treillières, comme toutes Les communes rurales de l'époque, est sortie meurtrie de cette guerre. Sur les monuments aux morts, 65 noms sont inscrits. En réalité, pas moins de 80 hommes de 20 à 44 ans sont morts lors de ta guerre 14-18. Il fallait vraiment souffrir d'un handicap tourd pour ne pas partir au front ou avoir un emploi qui vous rendait indispensable à l'arrière comme, par exemple, conducteur de train. La plupart des soldats treilliérains étaient affectés dans des régiments composant le 11e corps d'armée et pour suivre leur parcours de tranchées en combats, année après année, l'association de Treillières, au fil du temps s'est penchée sur le journal des marches et opérations du 65e régiment d'infanterie.

Un arrière-pays mobilisé

Pendant que les soldats tombaient en Artois, à Verdun, sur le chemin des dames, l’arrière-pays était également mobilisé. Les instituteurs s’occupaient des enfants pendant que les femmes travaillaient dans les champs le plus souvent. Il fallait sans cesse inventorier les productions agricoles avant l'arrivée de l'ordre de réquisition. Les produits se faisaient de plus en plus rares, les prix montaient et on rationnait. Malgré tout, les Treilliérains continuaient à donner de d'argent pour les veuves, les mutilés, les orphelins. La solidarité s'installait pour faire face aux difficultés du quotidien ; on aidait Les réfugiés venus de Belgique et du nord de la France et on mettait en place, à la gare, des secours pour les soldats blessés qui passaient, chaque jour, par le train à destination des hôpitaux de l'arrière.

Treillières un lourd bilan

Les poilus qui échappèrent à la mort ou à la blessure invalidante restèrent 5 années au front, la démobilisation n’intervenant qu’en 1919, après la signature des traités de paix. Les mariages se firent rares pendant cette période de guerre. La chute de la nuptialité, la séparation des jeunes couples provoquèrent une baisse des naissances d’une trentaine en moyenne par an à 7 en 1916. Cette onde de choc eut des répercussions, pendant plusieurs années, dans la population. La guerre a eu des effets désastreux sur tes structures familiales : 22 veuves se retrouvèrent chef de famille avec 33 enfants à charge, telle Philomène Jarnet qui resta seule avec 6 enfants âgés de 2 à 11 ans et Joséphine Cerclier avec 5 enfants en bas âge.

La guerre bouleversa également l'économie Locale. L'agriculture manqua de main d'oeuvre et les rendements chutèrent. Le fourrage se fit rare l'été 1916 et ceux qui en manquaient n'avaient pas assez d'argent pour en acheter et nourrir le bétail. A ces difficultés s'ajoutaient les réquisitions de blé, pommes de terre et bétail pour alimenter te front. Le retour à la paix ne ramena pas ta prospérité et beaucoup d'exploitations se retrouvèrent privées de bras.

La guerre 14-18 aura été un véritable désastre démographique, économique, social. Treillières se replia alors à nouveau sur elle-même et mit encore de nombreuses années avant de s'ouvrir sur l’extérieur.

22 novembre 2008

L'EXPOSITION EN IMAGES

Paul au boulot Réalisation des étiquettes par Pascale
Jeanine et Madeleine à la confection des tableaux On admire le travail terminé !
Exposition
Les visiteurs admirent les vitrines
Notre poilu et notre zouave
Le drapeau Français d'origine
Pétition
Discours de François Joseph RINCE lors des cérémonies du 11 novembre
Cahiers d'écolier
Médaille militaires
Légion d'honneur, médailles militaires
Plan du monument aux Morts
Une bougie fabriquée dans les tranchées
Le repos des guerrières !
Visionnage du diaporama : Lettre d'un poilu
Jan BOURGEON en discussion avec Henri
Mireille et Serge avec les enfants de leurs classes
Sympa le zouave !
Devoirs...
L'intérêt des jeunes
leçon d'histoire
Allocution de Monsieur le Maire au cimetière
La musique à défaut de canons
Les descendants français, allemands et autrichiens des poilus main dans la main
Devoir en commun !
Passionnément
Mais où est placé la légion d'honneur ?
Les collègiens
Un peu bas les panneaux, non ?
En famille
Explications avec les hôtesses...
Une des petites-filles et une des arrière-petites-filles de Donatien DESMAS
L'allocution de Jean BOURGEON
Allocution de Loïc BONNET
Les enfants participent à la cérémonie au monument aux morts
Les gerbes
Les porte-drapeaux
Notre monument
La plaque commémorative
Le monument fleuri
nos cavistes...
Le pointage des entrées
Moment de détente...
Les sculptures dans des obus
Démontage de l'exposition par Elisabeth et Jeanine