Pages
BLOG de l'assocation "Treillières au Fil du Temps"
RECHERCHER sur ce blog
14 janvier 2010
Résistante et déportée : Gisèle témoigne toujours
Journal Ouest-France du 14/01/2010Edition : Nantes Nord - Rubriques : Treillières
Joseph et Gisèle Fraud étaient les enfants du chef de gare de Treillières. Jeune instituteur refusant de se soumettre au Service de travail obligatoire (STO) en Allemagne, Joseph entre dans la clandestinité au début de l'année 1943. Il rejoint la Résistance, dans laquelle il prend rapidement des responsabilités à l'échelle régionale. Arrêté, déporté à Buchenwald, il survivra également à l'univers concentrationnaire, mais décédera dans un accident de la route en 1969. Aujourd'hui, le nom d'un groupe scolaire treilliérain perpétue sa mémoire.
Au nom du frère disparu
C'est pour aider son frère dans ses actions résistantes que Gisèle accepta de ronéoter des tracts. « Les stencils, que je tapais sur une machine à écrire un peu vétuste, partaient de la gare de Treillières », se souvient-elle. « Les tracts étaient ensuite distribués par nos soins dans les usines et administrations nantaises. » Arrestation, descente brutale de la Gestapo dans la gare : Gisèle sera torturée, mais ne livrera rien des actions de son frère, dont elle considère que la mémoire fut trop longtemps oubliée.
À l'heure du débarquement en Normandie, Gisèle et ses camarades déportées seront transférées par les Nazis à Zwodau (Tchécoslovaquie) dans un camp annexe pour travailler au service de la firme Siemens. Elles y affrontent le froid, les privations, les brimades, les maladies, le désespoir... À sa libération par les Alliés, le 7 mai 1945, le matricule 51491 ne pèse plus que 35 kg.
(1) « Les derniers témoins », documentaire réalisé Etienne Gasche et Jean-François Lainé pour l'association « Les relais de la mémoire ». Le DVD est disponible au siège de l'association : 1, place de la Petite-Hollande 44 000 Nantes (tél. 02 40 47 64 50).
(2) « Nantes sous l'occupation », supplément à L'Express n° 3053, semaine du 7 au 13 janvier 2010.
29 septembre 2008
LE TRAIN PREND LA VOIE DES ONDES CE MATIN
Journal Ouest-France du 29/09/2008Edition : Nantes - Rubriques : Treillières
LE TRAIN PREND LA VOIE DES ONDES CE MATIN
Lors de l'exposition organisée en mai dernier.
Au printemps dernier, l'histoire de la voie ferrée de « Beslé à La Chapelle-sur-Erdre » et de la gare de Treillières avait fait l'objet d'une exposition. L'équipe de l'association Treillières, au fil du temps poursuit ses investigations sur une ligne ouverte au trafic, en 1901, et fermée en 1952. Aujourd'hui, des projets naissent pour la réhabiliter en y faisant circuler un tram-train...
France Bleue Loire Océan (101.8 FM) s'est penchée sur cet épisode de l'histoire locale. L'émission est programmée cette semaine, du lundi 29 au vendredi 3 octobre, à raison de séquences chaque matin à 9 h 45. L'ensemble des séquences sera rediffusé samedi 4 octobre, à 11 h 30, et dimanche 12 octobre, à 9 h 30.
25 septembre 2008
NOTRE ASSOCIATION SUR LES ONDES !!!
Aujourd’hui, certains membres de l’association se sont retrouvés dans les studios de France Bleue Loire Océan, avec Nadia Lecor, animatrice pour enregistrer l'émission sur "L'Histoire de la Voie Ferrée".
L'émission dure environ une demi-heure.
Treillières et "Treillières, au fil du temps" seront à l'honneur sur l'antenne de FBLO pendant une semaine...
En effet, l'émission sera programmée, de lundi prochain 29 septembre au vendredi 3 octobre, par petites séquences de 4mn chaque matin à 9 h 45 précises.
L'ensemble des séquences (soit la demi-heure complète) sera rediffusé samedi 4 octobre, à 11 h 30, et dimanche 12 octobre, à 9 h 30.
Dans l'agglomération Nantaise, FBLO s'écoute sur le 101.8 FM.
Ne ratez pas ces moments inoubliables ou enregistrez-les pour ceux qui n'auront pas pu écouter !!!
10 septembre 2008
QUAND LES TRAINS SIFFLAIENT EN GARE
Un de nos premiers ateliers a été : « La gare de Treillières »
L'association s'est donc penchée sur l'histoire de la gare et de l'ancienne voie ferrée . Aujourd'hui, certains envisagent de réhabiliter cette ligne de chemin de fer - ouverte en 1901 et fermée en 1952 - dans le cadre d'une liaison ferroviaire entre Nantes et le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes.
En 1880, le voyageur désirant se rendre en train de Nantes à Rennes (et inversement) avait le choix entre deux itinéraires : soit par Châteaubriant (125 km), soit par Redon (152 km).
Dans les deux cas, l'attente était interminable, à Châteaubriant comme à Redon, du fait de la concurrence de deux compagnies ferroviaires.
Le voyage était irréalisable en une journée !
Pourtant, en 1879, Charles de Freycinet, ministre des travaux publics de la IIIe République, lança un ambitieux programme national de construction de chemins de fer. Confié à des compagnies privées ou pris en charge directement par l'État, son plan prévoyait 8 700 km de lignes d'intérêt local, répartis en 181 projets.
La liaison de Beslé à La Chapelle-sur-Erdre, par Blain, y figurait au 61e rang...
C'est la Compagnie de l'Ouest qui prit la décision d'ouvrir une ligne plus directe et plus rapide entre les deux grandes villes bretonnes, et d'assurer une jonction avec le réseau de l'État couvrant le sud de la Loire.
Ainsi naquit le projet d'une ligne de Beslé à La Chapelle-sur-Erdre, par une concession accordée le 17 juillet 1883 à la Compagnie de l'Ouest.
Cependant la ligne de chemin de fer « Beslé à La Chapelle-sur-Erdre, par Blain » fut longue à se concrétiser.«Il y eut de nombreux problèmes à résoudre : choix des tracés, querelles de clochers, expropriation de terrains, adjudication des travaux », explique Gustave Jouanno, dans un intéressant et complet mémoire consacré à ce projet.«La réalisation intervient en deux étapes, espacées d'une décennie, au terme de laquelle fut d'ailleurs réalisée la fusion entre la Compagnie de l’Ouest et le réseau de l’Etat.»
Le premier tronçon - de Blain à La Chapelle-sur-Erdre (29,6 km) - fut ouvert à la circulation des trains le 19 août 1901.
Le second - de Beslé à Blain (30,8 km) - entra en service le 1er juillet 1910...
D'une longueur de 61,4 km, la ligne à voie unique, fermée au service de nuit, était entièrement tracée en Loire-Inférieure. Elle totalisait 76 passages à niveau, dont trois dans la seule traversée du bourg de Treillières (Vireloup, rue de la gare et Belle-Etoile).
Au nord, à Beslé, (Beslé-sur-Vilaine est aujourd'hui une section de la commune de Guémené-Penfao), elle se détachait de la voie Rennes-Redon.
Au sud, à La Chapelle-sur-Erdre, elle se greffait sur la ligne Châteaubriant-Nantes (compagnie « Paris-Orléans ») pour rejoindre Saint-Joseph-de-Portricq, Doulon et Nantes, via le pont de la Jonelière.«En dehors de son rôle régional (liaison plus directe entre Nantes et Rennes), cette section était un tronçon capital de liaison Manche-Pyrénées, de Saint-Malo à Hendaye, par Rennes, Nantes, La Rochelle et Bordeaux», poursuit Gustave Jouanno. D'ailleurs, dans les années 1930, les prestigieux express « Manche-Océan » et « Côte d'Emeraude-Pyrénées » l'empruntèrent. « Ils passaient en gare sans s'arrêter, dans un fracas assourdissant», se souviennent des
L'inauguration de la gare de Treillières eut lieu le 9 août 1901, «en présence de membres du gouvernement», précisent les archives municipales, sans donner les noms.
Le maire de l'époque était Jean Énaudeau, domicilié à Nantes.
On sait aussi que le coût de cette inauguration et de la réception associée s'éleva à 500 F,
dont 160 F pour la décoration,
141 F pour le cabaretier Jahan,
40 F pour le boulanger Barboiron,
24 F pour le forgeron Robert
et 50 F pour un artificier (compte rendu du conseil municipal du 4 mai 1902).
À l'ouverture du premier tronçon - de Blain à La Chapelle-sur-Erdre, via Treillières - en août 1901, trois circulations quotidiennes d'omnibus dans chaque sens reliaient Blain à Nantes (gare de l'État).
Quand ouvre le second tronçon - de Beslé à Blain - en juillet 1910, il y a chaque jour deux express Rennes-Nantes (desservant Beslé et Blain), deux omnibus Beslé-Blain et un train léger Blain-Nantes.
La ligne restant fermée la nuit, le trafic évolua peu après la guerre 14-18, gagnant seulement un train express Nantes-Rennes.
Au cours des années 1930, la ligne bénéficia du passage de trains «long parcours » en plus du trafic habituel.
Ces trains prestigieux pour l'époque reliaient notamment Saint-Malo à Hendaye, via Rennes, Nantes et Bordeaux...
En 1934, le tronçon Savenay-Redon passa sous contrôle de l'État, qui eut vite fait d'harmoniser les horaires en gare de Redon.
«On commença à détourner les trains Rennes-Nantes par Redon .L'arrêt de mort de la ligne Beslé-La Chapelle était pratiquement signé», note Gustave Jouanno dans son étude.
«Le déficit était constant et irréversible»
Le service voyageur fut supprimé le 9 janvier 1939.
Le service marchandises continua entre Beslé et La Chapelle, mais il était si faible que la dorénavant SNCF le déclara «dépourvu d'intérêt commercial».
La ligne fut définitivement supprimée le 18 mai 1952.
«J'ai emprunté très souvent l'omnibus qui reliait Nantes à Beslé (Guémené-Penfao) par Blain, car après l'école primaire de Treillières, je suis allée, avec mon frère et ma soeur, au cours complémentaire - on dirait aujourd'hui le collège - de Blain, jusqu'en 1939 », se souvient Gisèle Fraud-Giraudeau, fille du chef de gare de l'époque.
Le service voyageurs fut supprimé cette même année, mais il existait un service de plusieurs trains de marchandises. » La gare connaissait en effet un trafic important de wagons (paille, engrais, pommes de terre et fruits), destinés aux clients d'Héric, Grandchamp et Treillières.
Avec la guerre en 1940 et l'occupation nazie vint l'exode des réfugiés qui arrivaient de Belgique et du nord de la France. «Ma mère, d'un caractère très généreux, accueillit plusieurs familles pendant cette période, à tour de rôle, bien entendu, le logement étant assez restreint... »
Les bombardements se firent de plus en plus fréquents sur Nantes. «Les trains de voyageurs recommencèrent à circuler pour permettre aux ouvriers, employés à Nantes et qui se réfugiaient dans les communes de la banlieue (jusqu'à Blain), de venir travailler chaque jour à Nantes »
À partir de l'été 1944, la gare servit également d'intendance à l'armée américaine. «Des wagons entiers de matériels et de ravitaillement y arrivaient.»
Puis la vie reprit de nouveau. Mais la ligne connut de moins en moins de trafic, jusqu'à la suppression des trains et... des rails.
Pendant plusieurs décennies, la gare sera oubliée de tous, avant que le conseil général accepte une proposition de reconversion en logements, présentée par la commune.
Au cours des années 1988-1989, l'ancienne voie ferrée sera l'objet d'un important chantier d'aménagement (débroussaillement, empierrement...), en vue de l'ouvrir au tourisme vert (sentier pédestre et équestre). Financé par le Département, ce projet fut mené à bien dans le cadre d'une opération de réinsertion de prisonniers en fin de peine
1 juin 2008
LA RANDONNEE MUSICALE DU DIMANCHE 11 MAI 2008
Il s’agissait d’une marche tout au long de laquelle les randonneurs ont pu découvrir des groupes de musique ou des chanteurs de tous styles. Le thème était :"le Chemin de Fer". Notre association a été invitée à présenter l'histoire de la gare et de l'ancienne ligne de chemin de fer. Pour la petite histoire la ligne de chemin de fer fut déclarée d'utilité publique en 1881. Le premier tronçon jusqu'à Blain (via Treillières, La Paquelais, Notre-Dame et Fay-de-Bretagne) entra en service en 1901, le second jusqu'à Beslé, en 1910.
Cette liaison ferroviaire permettait une connexion avec la ligne Redon-Rennes. Un important trafic transitait par Treillières. Les prestigieux express « Côte d'Émeraude-Pyrénées » (de Saint-Malo à Hendaye) l'empruntèrent notamment jusqu'en 1939...
Puis l'unique voie ne vit passer que des omnibus voyageurs et des trains de marchandises. À la Libération, seul le trafic marchandises fut maintenu. La desserte sera supprimée le 18 mai 1952. La ligne Beslé-La Chapelle est déclassée le 12 novembre 1954... En 1959, les riverains virent un dernier train passer : il ramassait les rails derrière lui ! C'était bien fini.
Pour mener à bien son entreprise, L'association Treillières au fil du temps a recherché des témoignages et des documents sur le passé de la gare, de son quartier et de la ligne de chemin de fer.
Cette première exposition a connu un grand succès dimanche sur le site de la gare.
Sur le Livre d'Or ouvert à cette occasion plus de 30 personnes nous ont laissé des encouragements chaleureux.
Voici les impressions des deux personnalités qui ont ouvert le Livre d'or de notre association.
"Très émue de voir cette exposition sur la gare de Treillières, qui me rappelle des moments de mon enfance et surtout des moments graves de mes 20 ans. Merci à tous pour cette exposition si émouvante".
Gisèle FRAUD GIRAUDEAU, fille de l'ancien chef de gare, résistante et déportée.
"Cette Exposition est un très bon départ pour l'association "Treillières au fil du temps". Aider les nouveaux habitants à s'ouvrir au passé de la commune est aussi un objectif de la municipalité. On prépare mieux l'avenir quand on sait d'où l'on vient. Bon vent à cette nouvelle association!"
Emile Savary, Maire
Les voeux du maire semblent exaucés tant les membres de l'association présents ont constaté le nombre important de nouveaux Treilliérains s'étant déplacés. Parmi eux, les nouveaux habitants de la maison qu'occupa naguère la famille Fraud, rue de la gare...
D'après Madame Hélène FRONT, "L'exposition a suscité un intérêt certain et a été regardé par plusieurs personnes très intéressées de retrouver des éléments de l'histoire de leurs ville mais aussi de leur histoire de leur famille, de leurs connaissances... 

