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BLOG de l'assocation "Treillières au Fil du Temps"
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22 novembre 2012
La Sellerie, un marqueur du patrimoine local - Treillières
Ouest-France / Pays de la Loire / Nantes / Treillières / Archives du jeudi 22-11-2012
jeudi 22 novembre 2012
Lundi prochain, le conseil municipal officialisera le nom de la dépendance de l'ancienne forge de la Poste-de-Gesvres restaurée au cours de l'été par l'association Treillières au fil du temps (TAFDT), en partenariat avec la commune et l'association Tiez-Breiz.
Elle s'appellera dorénavant la Sellerie, en référence à un document daté de 1763 (Ouest-France du vendredi 16 novembre).
Alain Royer, maire, et les partenaires engagés dans cette rénovation ont procédé le week-end dernier à une inauguration festive, digne de ce qui est devenu désormais un marqueur du patrimoine local. Jacques Blouin, président de Tiez-Breiz a salué « une démarche exemplaire ».
Chants avec le groupe de TAFDT, ambiance musicale assurée par le bagad d'Orvault (Bagad Orvez), lecture de textes avec les élèves de l'école Alexandre-Vincent associés au chantier, défilé derrière un attelage à l'ancienne conduit par Damien Clouet : la fête s'est poursuivie en mairie autour d'une exposition et du verre de l'amitié.
La Sellertie, que d'aucuns promettaient à la destruction il y a encore quelques mois, est peut-être à l'origine d'une prise de conscience collective de la nécessité de préserver le petit patrimoine treilliérain.
Dès samedi prochain, Treillières au fil du temps sera aux côtés de particuliers sur le chantier de restauration de la boulangerie-four de la Louinière (treillieresaufildutemps.blogspot.com)
28 février 2011
Sur le pont de Gesvres, nous n’irons plus danser

10 août 2009
Et la Vierge perdit la tête par trois fois !
La tradition rapporte que la statue a été offerte à la chapelle des Dons (lire notre édition précédente) par François II, Duc de Bretagne, en 1472. Quoi qu’il en soit, l’œuvre est reconnue comme étant du 15è siècle. En Pays nantais, voire bien au-delà, cette Vierge allaitant devint objet de vénération pendant plus de trois siècles…
À la Révolution, la statue fut cachée dans le tronc creux d’un des ifs gardant l’entrée de la chapelle (1). La période révolutionnaire révolue, en l’extrayant de sa cachette, elle aurait perdu la tête une première fois. Un sculpteur local l’affubla d’une tête en plâtre… Marie n’était pas au bout de ses aventures.
En 1815, la chapelle tombant en ruines, le curé décide de transférer en secret la statue dans l’église paroissiale. La légende raconte que, lors du transport nocturne, un terrible orage éclata et faillit anéantir l’opération. Retraite paisible, jusqu’en 1905. Au mois de décembre de cette année - suite à l’adoption de la loi de Séparation des Eglises et de l’Etat et en prévision des Inventaires - Notre-Dame fut enfermée derrière les comptoirs d’une épicière du bourg. Elle y restera sept ans.
Cachez ce sein que je ne saurais voir ! «Les clercs de l’époque crurent bon aussi de rappeler à Marie les règles élémentaires de la décence, en la peinturlurant.»
En 1954, le curé décide de confier la statue à un artiste, avec le secret espoir qu’il lui redonne sa splendeur d’antan. Lors du voyage, elle tombe et se brise une seconde fois la tête… Un «relooking» complet s’impose alors. «La seconde tête était laide et triste. La troisième fut carnavalesque. Et ça dura 13 ans», note le curé Bernard.
En 1967, ce dernier décide de prendre les choses en main. Il confie Notre-Dame à un sculpteur breton de renom, Raffig Tullou. L’homme de métier en profite pour lui offrir une toilette complète, restituant l’ancienne polychromie du 15è siècle. La nouvelle et définitive tête de la Vierge est coiffée de la couronne Ducale. D’aucuns croient y reconnaître le faciès d’Anne-de-Bretagne. Clin d’œil de l’artiste décédé en 1990 à Saint-Herblain?
Photo : Après bien des vicissitudes, la statue de Notre-Dame-des-Dons (15è siècle), restaurée en 1966 par Raffig Tullou, est aujourd’hui exposée dans l’église paroissiale de Treillières sous haute protection.
L’if multiséculaire monte toujours la garde
Auteur d’un Voyage pittoresque dans le département de la Loire-Inférieure, paru en 1823, Édouard Richer précise qu’il existait «deux ifs énormes et creux» à l’entrée de la chapelle des Dons. Il n’en reste qu’un seul aujourd’hui. «Au fil du temps, son tronc s’est creusé et seuls des fragments de bois périphériques maintiennent l’arbre en vie», notent Éric Brochard et Isabelle Martin dans Arbres remarquables en Loire-Atlantique (1).
Quel âge a-t-il? Nul ne le sait exactement. Son tronc torturé témoigne, de toute évidence, d’un passé très lointain… C’est à ce titre que cet if - qu’on qualifiera donc de multiséculaire - est classé à l’inventaire des arbres exceptionnels du Département. Pendant la Révolution Française, lui ou son frère disparu auraient dissimulé la fameuse statue de la Vierge, offerte en 1472 à la chapelle par le duc François II, père d’Anne de Bretagne (lire nos éditions précédentes).
L’if faisait partie des arbres vénérés par les Celtes. «Une tradition celtique affirme que l’homme vit 81 ans, et l’if 19 683 ans…» Ce dernier paraît donc pratiquement immortel. Au Moyen Âge, on l’associe fréquemment aux sépultures. De nombreux cimetières en sont encore plantés… La chapelle des Dons fut elle-même entourée d’un cimetière. «Si l’if se joue ainsi de la mort, c’est qu’il la connaît bien, étant supposé empli d’un poison fatal, dans ses baies comme dans ses rameaux ou dans son bois. La science moderne isolera une substance effectivement toxique…»
L’originalité de l’arbre treilliérain réside dans le fait qu’il ait été également associé au culte de la fécondité. Fin des années 1960 début des années 1970, l’abbé Bernard, curé de la paroisse, relève un rituel local. «Jusqu’à ces dernières années, on trouvait de vieux paysans jetant des brins de l’if sacré dans leurs champs.»
30 juillet 2009
Sept édifices recensés dans le « patrimoine de pays »
Edition : Nantes Nord - Rubrique : Treillières
La fontaine Saint-Symphorien. Symbole des débuts de la chrétienté à Treillières, cette fontaine-lavoir se situe rue de Malandré. Actuellement, le site est intégré dans un domaine privé mais un accord avec la mairie et le propriétaire voisin devrait aboutir dans les prochains mois afin de permettre un libre accès en respectant les souhaits de tous.
Les six autres édifices retenus. Il s'agit tout d'abord de la marquise (aubette) et de la halle aux marchandises de l'ancienne gare. Ces deux bâtiments sont propriétés du Département. Leur restauration est liée au projet de réhabilitation de la ligne ferroviaire et au devenir d'une partie de l'espace actuellement occupé par Terrena. La boulangerie-four de la Louinière, le four de Garambeau et la fontaine de La Loeuf sont sur des terrains privés. Leur rénovation et mise en valeur ne pourront se faire qu'en accord avec les propriétaires concernés. Pour sa part, la fontaine de Garambeau est un commun de village. En matière d'entretien de ce patrimoine, parmi les solutions possibles, des conventions avec l'association « Treillières au fil du temps » pourraient être envisagées.